Monde de la nuit : une nouvelle drogue inquiète

Les autorités françaises et le monde de la nuit semblent plus proches que jamais. En effet, depuis quelques mois, la GBL, nouvelle drogue de synthèse prisée par les fêtards, inquiète. Plusieurs cas de comas et même un décès ont été signalés à cause d’elle. 

MDMA, GHB et autres drogues de synthèse, peuvent tuer dès la première prise. En effet, il n’y a pas besoin d’en avoir trop pris, il suffit d’en avoir pris au mauvais moment.

Le monde de la nuit, déjà en proie à de nombreuses critiques, notamment sur la consommation excessive de drogue, n’est pas prêt de redorer son blason. Depuis fin 2017, une nouvelle drogue de synthèse envahit les boites de nuit et autres lieux festifs. Le GBL est un produit chimique, utilisé comme solvant-décapant. Il se transforme dans le corps, après absorption, principalement en GHB. C’est pourquoi on dit que le GBL est un précurseur du GHB, et qu’ils ont les mêmes effets.

La prolifération du GBL inquiète non seulement les autorités françaises, mais également les professionnels du monde de la nuit, qui tirent la sonnette d’alarme. Et pour cause. En mars dernier, un jeune homme avait trouvé la mort après avoir passé une soirée au “Petit Bain”, un établissement du 13e arrondissement de Paris. Il avait été fourni par un autre jeune de 24 ans, arrêté et placé en garde à vue pour des faits de blessures involontaires et trafic de drogues. Selon des données de la préfecture de police, cette drogue a causé dix comas chez des jeunes âgés de 19 à 25 ans, dans des établissements de nuit parisiens.

De plus, Michel Delpuech, préfet de police de Paris, a révélé que les comas causés par le GBL ne se limitent pas aux lieux festifs, mais débordent également dans la sphère privée. “On est sur un rythme de 50 à 100 comas par an » à l’échelle des hôpitaux de Paris. « C’est une évolution inquiétante, il y a deux ou trois ans, c’était 10”, a-t-il expliqué.

Les établissements parisiens appellent à l’aide les autorités, afin de lutter contre la prolifération du GBL.

 

 

 

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