Le monde accueille de plus en plus de jumeaux

La revue Human Reproduction a révélé dans une étude publiée le 12 mars 2021 que les naissances par paire sont en hausse à travers le monde. Une situation favorisée par les prouesses de la procréation médicalement assistée (PMA).

Les hôpitaux n’ont jamais vu naître autant de jumeaux que maintenant. De 9,1 pour 1 000 accouchements dans les années 1980, le taux mondial de naissance des paires de bébés se situe aujourd’hui à 12 pour 1 000 accouchements, à en croire les chercheurs de Human Reproduction. Soit une augmentation d’un tiers en l’espace de 30 ans. Et parmi les endroits du globe les plus impactés figurent l’Asie et l’Afrique. Le continent à plus de quatre milliards d’êtres humains enregistre compte 1,3 million de jumeaux sur les 3,2 millions qui voient le jour chaque année. Soit autant que sur le continent à 54 pays. Des chiffres similaires, mais aux origines différentes.

En effet, le continent asiatique concentre à lui seul, plus de la moitié de l’humanité. Cela explique qu’il abrite un tel nombre de jumeaux. Quant à l’Afrique, les femmes y donnent naissance au moins deux fois plus qu’ailleurs. Résultat : 17 % de sa population sont des jumeaux.

L’Europe et l’Amérique du Nord ne sont pas en reste de cette tendance. Puisque le taux de gémellité y a connu une véritable expansion en quelques décennies, se situant actuellement à 14,4 et 16,9 accouchements respectifs pour 1 000.

Comment en est-on arrivé là ?

Derrière cette hausse généralisée des naissances de jumeaux dans le monde se cache la PMA. Cette pratique biologique due aux progrès de la médecine permet aux gens de pouvoir retarder le plus tardivement possible leur grossesse, et d’en décider aussi du type, à partir de la manipulation des ovules et des spermatozoïdes. Toutefois, ce phénomène du boom des naissances multiples s’accompagne bien souvent de quelques inquiétudes, selon les chercheurs. Ces bébés voient le jour prématurément, en manque de poids et donc sujets à des complications plus nombreuses que la moyenne.

Par ailleurs, il s’agit pour la plupart du temps de faux jumeaux. C’est-à-dire, des enfants provenant de deux ovules et de deux spermatozoïdes différents au lieu d’un comme c’est le cas pour les vrais jumeaux. Ces derniers, rares, représentent un taux de naissance estimé à 20% des grossesses gémellaires dans le monde et résultent d’une « anomalie » biologique. Quant aux faux jumeaux, leur naissance dépend de plusieurs facteurs dont : l’âge maternel, la prédisposition génétique, l’origine, entre autres.

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