La Nouvelle-Calédonie rejette l’indépendance

Hier, les électeurs de la liste spécialement faite pour le référendum ont rejeté à 56.7% la proposition faite d’accéder à l’indépendance. Aucun sondage n’avait prédit un « non » aussi faible et un soutien aussi fort à l’idée d’une Kanaky-Nouvelle-Calédonie souveraine. La mobilisation a été très importante pour l’archipel atteignant 80.62% contre 74.2% lors de la consultation sur l’accord de Nouméa de 1998.

Le premier ministre Edouard Philippe est arrivé Lundi matin à Nouméa pour rencontrer des acteurs des deux camps. Il a premièrement tenu a saluer la participation qu’il a jugé « absolument considérable » ainsi que le calme et la sérénité des habitants. Lors de sa rencontre avec des étudiants, il a déclaré : « C’est l’aboutissement de quelque chose d’assez extraordinaire qui s’est passé pendant trente ans, et il faut en être fier ».

A l’issue de ses rencontres avec les leaders politiques de l’archipel, il a précisé que toutes les forces politiques avaient reconnu la légitimité du scrutin et ne comptaient pas entraver la logique de non-violence de la politique insulaire. Le ministre compte poursuivre la réflexion collective autour de l’avenir du territoire, « Je proposerai à tous les membres du comité des signataires de se retrouver en décembre à Paris » a-t-il déclaré. Il a également souligné qu’« Au-delà des questions institutionnelles, tous ont souligné les enjeux économiques et sociaux pour la Nouvelle-Calédonie. Il faudra donc que nous trouvions le temps et la méthode pour échanger sur ces enjeux de société ».

Dimanche à 13h en métropole, 23H à Nouméa, le président de la République a réagi en exprimant « fierté que la majorité des Calédoniens aient choisi la France ».

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