Sénatoriales 2020 : Une autre vague verte à l’horizon ?

 

Après une remarquable percée aux municipales de juin dernier, les Verts espèrent gagner des sièges lors des prochaines sénatoriales, prévues le dimanche 27 septembre. Mais cela ne sera pas aussi simple car il s’agit d’une élection indirecte par des délégués représentant les conseils municipaux.

Les municipales de juin dernier ont été marquées par un échec de LREM et surtout une vague verte. Depuis, Europe-Ecologie-Les Verts nourrit le secret espoir de réaliser un nouvel exploit aux élections sénatoriales qui auront lieu le dimanche 27 septembre prochain. Il s’agira de renouveler près de la moitié des sièges du Sénat, 172 sur 348 plus exactement. Or pour cette élection au suffrage universel indirect, le corps électoral se compose à plus de 96% de conseillers municipaux et leurs délégués, désignés le 10 juillet.

Une alliance nécessaire avec le PS et le PCF

« Il y a des chances pour que nous ayons un groupe écolo. », estime Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne, l’une des rares rescapées d’EELV au Sénat, après les revers électoraux de 2017. « On n’a pas gagné seuls aux municipales, mais avec des alliances, ça se ressent dans la composition des conseils municipaux des communes conquises », relativise Hélène Hardy, cadre d’EELV. Pour les Verts, il faudra s’allier au PS et au PCF dans certaines circonscriptions pour espérer remporter un siège.

Les chances des Verts se trouvent notamment dans des départements où ils ont engrangé de bons scores le 28 juin dernier. Comme la Gironde, les Bouches-du-Rhône, le Bas-Rhin et le Rhône, où les écologistes ont conquis Bordeaux, Marseille, Strasbourg ou Lyon. Ils présentent des listes dans 50 des 64 circonscriptions renouvelables.

« Les écolos ont gagné des villes. Maintenant, il faut qu’on gagne des territoires »

L’autre défi sera aussi et surtout de gagner des départements ruraux pour faire preuve de logique : les Verts faisant la promotion de la proximité et du local. « On a gagné de grandes villes [lors des municipales], mais dans les périphéries et les zones rurales, on enregistre peu de gains », souligne Hélène Hardy. Un avis partagé par la sénatrice Esther Benbassa : « Les écolos ont gagné des villes. Maintenant, il faut qu’on gagne des territoires », insiste-t-elle. Au Sénat depuis 2011, elle se verrait bien prendre la présidence du futur groupe. Pour atteindre cet objectif, les écologistes devront franchir le seuil des dix sénateurs requis à la Chambre haute.

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