Retraites : le gouvernement se divise sur la « clause du grand-père »

 

Après le débat sur l’âge de départ à la retraite, le gouvernement se divise à nouveau sur la « clause du grand-père » qui consiste à n’appliquer la réforme des retraites qu’aux futurs travailleurs.

Une parade pour apaiser la grogne sociale

Le gouvernement est à nouveau divisé sur la réforme des retraites. Cette fois le débat concerne la « clause du grand-père ». Cette mesure évoquée par Emmanuel Macron, le 28 octobre dernier, consiste à appliquer le changement de règles aux seuls nouveaux entrants dans le monde du travail à partir de 2025, mais de ménager les régimes spéciaux (SNCF, RATP, etc.). Le président de la République voit dans cette option une manière d’apaiser la grogne sociale, notamment avant la journée de mobilisation du 5 décembre, à laquelle participeront des syndicats importants tels que SUD, l’Unsa et la CGT.

« Le débat n’est pas tranché »

Si Emmanuel Macron voit dans la « clause du grand-père » une sorte de « roue de secours », Jean-Paul Delevoye estime que ce recours est « impossible ! Si on (le) fait pour une profession, il faut (le) faire pour tout le monde, question d’équité, ça veut dire que l’on renonce à la réforme ». Cette déclaration a valu au Haut-commissaire aux retraites, un recadrage de la part du Premier ministre, dont l’entourage confirme qu’« ils se sont eus au téléphone pour une mise au point, pour rediscuter la position du gouvernement ». Après cet entretien, Jean-Paul Delevoye a nuancé sa position. Il a indiqué que « Le débat est clairement ouvert : il n’est pas tranché et sera tranché en son heure (…). La décision politique appartient au président de la République et au Premier ministre et elle s’impose à tous ». Il ajoute : « Les contributions que j’ai apportées sont des réflexions pour alimenter le débat. C’est une position personnelle, que j’estime nécessaire pour nourrir le débat ».

Macron compte aller au bout de cette reforme

De toute façon, Emmanuel Macron a déjà prévenu qu’il irait « au bout de cette réforme » mais aussi qu’il ferait « tout pour qu’il n’y ait pas de blocages ». Il a dit comprendre « tout à fait quelqu’un qui est à EDF, à la RATP ou à la SNCF, qui a 48 ou 50 ans, et qui proteste. (…) Il est rentré avec un pacte avec la nation, on lui a dit: ‘’vous allez travailler dans cette entreprise, voilà vos droits’’. Sans doute il ne faut pas tout bousculer pour lui ». Pour Jean-Paul Delevoye, la démission ne semble plus trop loin…

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