Loi alimentation, le gouvernement va-t-il tenir ?

Vendredi 30 novembre, le gouvernement annonçait une ratification le mercredi 5, en Conseil des ministres, des ordonnances. Ces dispositions doivent relever de 10% le maximum de revente à perte et augmenter l’encadrement de ces promotions.

D’après l’entourage de Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture, « il est exclu de repousser […], car c’est tout l’esprit de la loi Egalim qui serait remis en cause ». Le gouvernement Philippe souhaite une mise en application dès le 1er janvier prochain ces ordonnances et malgré les tensions qui traversent le pays en ce moment.

Les nouvelles règles pourraient entraîner une hausse de 10% ses prix de très nombreux produits communs. Plus les produits sont au cœur de la bataille entre les enseignes, plus les prix pourraient augmenter comme dans le cas du Coca-Cola. Un grand nombre de promotion n’existeront plus ce qui va conduire à une baisse de pouvoir d’achat pour les consommateurs français. L’inflation des prix de l’alimentaire pourrait se « limiter » à 1.5% du fait de la baisse mécanique des prix d’autres produits.

Parmi les grands opposants de ces mesures, se démarquent évidemment plusieurs enseignes de la grande distribution donc E.Leclerc qui joue sur une éventuelle baisse du pouvoir d’achat. Vendredi dernier, l’Association nationale des industries alimentaires n’envisageait « pas un instant que des dispositions soient reportées » car « cela reviendrait à faire capoter à la dernière minute le travail de 18 mois ». Cependant l’organisation semblaient croire à « quelques arbitrages au cours du week-end, compte tenu du contexte politique particulier », mais restait certaine « la cohérence de la part du gouvernement malgré certaines pressions et rumeurs ».

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