Consommation des ménages : les dépenses continuent de progresser en France

La consommation des ménages français a de nouveau augmenté en juillet 2026. Les dépenses ont progressé de 0,5 % sur un mois, principalement sous l’effet de l’énergie et des achats de biens durables. La hausse des prix des carburants et les températures exceptionnellement élevées ont notamment pesé sur le budget des Français.

Les ménages français ont continué à dépenser davantage au cœur de l’été. Selon les dernières données publiées par l’Insee, la consommation de biens a progressé de 0,5 % en juillet par rapport au mois précédent.

La tendance reste donc positive, même si le rythme ralentit légèrement. En juin, les dépenses avaient augmenté de 0,6 %, après révision des données. Sur un an, la consommation affiche désormais une progression de 1,4 %.

Cette évolution concerne les trois grandes catégories suivies par l’Institut national de la statistique : l’énergie, les produits alimentaires et les biens manufacturés.

Le carburant soutient les dépenses énergétiques

L’énergie enregistre l’une des progressions les plus importantes du mois, avec une hausse de la consommation de 0,8 %. Celle-ci avait déjà augmenté de 1,5 % en juin.

Le carburant joue un rôle majeur dans cette évolution. Les prix à la pompe sont repartis à la hausse en juillet dans un contexte marqué par un regain de tensions internationales. Le prix moyen du gazole a notamment franchi de nouveau le seuil symbolique des deux euros par litre après être passé en dessous le mois précédent.

Cette augmentation des prix se traduit mécaniquement par une progression des sommes consacrées aux déplacements en voiture.

L’électricité contribue également, dans une moindre mesure, à la hausse des dépenses énergétiques. Les conditions météorologiques exceptionnelles enregistrées au cours du mois ont favorisé une consommation plus importante, notamment pour rafraîchir les logements et les locaux.

Juillet 2026 s’est en effet distingué par des températures particulièrement élevées en France.

Les achats de biens durables repartent

Autre moteur de la consommation en juillet : les biens manufacturés. Les dépenses dans cette catégorie progressent de 0,5 %, après avoir stagné le mois précédent.

Cette reprise provient principalement des biens durables, et notamment des achats de voitures neuves. Ces dépenses, généralement plus importantes que les achats courants, peuvent avoir un effet significatif sur l’évolution mensuelle de la consommation.

La situation reste en revanche plus difficile pour le secteur de l’habillement et du textile. Les dépenses diminuent de 0,2 % en juillet, après une baisse beaucoup plus prononcée de 1,2 % en juin.

Le secteur enregistre ainsi un deuxième mois consécutif de recul, à rebours de la tendance générale observée pour les autres biens manufacturés.

Les fortes chaleurs influencent aussi les achats alimentaires

La consommation alimentaire continue elle aussi de progresser, mais à un rythme moins soutenu.

Les dépenses augmentent de 0,2 % en juillet, après une hausse de 0,7 % en juin. Cette évolution est notamment alimentée par les achats de produits agroalimentaires.

Les produits laitiers et les boissons figurent parmi les catégories ayant contribué à cette progression. Les températures très élevées enregistrées pendant le mois ont vraisemblablement modifié certaines habitudes de consommation et renforcé la demande pour ces produits.

La météo apparaît ainsi comme l’un des facteurs ayant influencé plusieurs postes de dépenses simultanément, de l’électricité à l’alimentation.

Une consommation en hausse malgré les pressions sur le budget

Les chiffres de juillet montrent finalement une consommation française toujours orientée à la hausse, mais avec des situations très différentes selon les secteurs.

La progression de 0,5 % est en partie liée à une augmentation des dépenses contraintes ou difficilement évitables, comme le carburant et l’électricité. Elle ne traduit donc pas uniquement un regain des achats discrétionnaires des ménages.

La reprise des dépenses en biens durables apporte néanmoins un signal différent, notamment avec la progression des achats automobiles.

Sur un an, la hausse de 1,4 % confirme une amélioration de la consommation de biens. Son évolution au cours des prochains mois dépendra cependant de plusieurs facteurs, parmi lesquels les prix de l’énergie, l’inflation et l’évolution du pouvoir d’achat des ménages.

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